Edito du 26 février

Qu’attendons-nous ?

En 2013, le Pape François appelait toutes les communautés a une conversion pastorale et missionnaire. Il soulignait que chaque baptisé était disciple-missionnaire. Trois ans plus tard, je crois qu’il est bon de relire La joie de l’Evangile.
«Je n’ignore pas qu’aujourd’hui les documents ne provoquent pas le même intérêt qu’à d’autres époques, et qu’ils sont vite oubliés. Cependant, je souligne que ce que je veux exprimer ici a une signification programmatique et des conséquences importantes. J’espère que toutes les communautés feront en sorte de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour avancer sur le chemin d’une conversion pastorale et missionnaire, qui ne peut laisser les choses comme elles sont. Ce n’est pas d’une ‘simple administration’ dont nous avons besoin. Constituons-nous dans toutes les régions de la terre en un ‘état permanent de mission’.» (n°25)
C’est donc bien un programme que le Pape nous a fixé. Où en sommes-nous ? Tant au niveau communautaire que personnel. Avons-nous vécu cette conversion pastorale et missionnaire que le Pape nous propose ?
Même si du chemin a été parcouru, il y a encore beaucoup de travail pour «abandonner le confortable critère pastoral du ‘on a toujours fait ainsi’» (n°33). Pas facile de se laisser bousculer. Même si c’est par le Pape !
«Si quelque chose doit saintement nous préoccuper et inquiéter notre conscience, c’est que tant de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de Jésus-Christ, sans une communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie.» (n°49). Sommes-nous préoccupés et inquiets ?
Abbé Dedieu, Curé

24 Fév 2017