Edito du 4 décembre

Des charges de famille

Au milieu des nombreuses sollicitations financiè- res, il y en a une qui a une couleur différente : le denier de l’Eglise. Il ne s’agit pas de soutenir une action extérieure nécessaire accomplie pour moi par une association (Secours Catholique, Chantiers du Cardinal, Ordre de Malte, Aide à l’Eglise en Détresse…) mais de subvenir aux besoins directs de ma famille, l’Eglise, en participant à la vie de ma paroisse et de mon diocèse (une partie du denier est reversée chaque année au diocèse de Nanterre). Une paroisse et un diocèse ont, comme toute famille, des charges. Le denier est donc un acte d’appartenance à l’Eglise : l’Eglise n’est pas une association qui m’est extérieure, elle est ma famille que je soutiens en fonction de mes ressources. C’est ce que me demande le cinquième précepte de l’Eglise que rappelle le Compendium du Catéchisme de l’Eglise Catholique : « Subvenir aux besoins matériels de l’Église, selon ses possibilités ». C’est donc bien un des devoirs du chrétien. Ainsi, même si la dé- duction fiscale risque de faire apparaître ce don comme un don à une association, il n’en a pas la même teneur. Aujourd’hui, l’Eglise ne me dit pas avec précision combien je dois donner. Cela dépend de mes revenus et de mes charges. Elle me donne comme indication « 1 à 2 % des revenus annuels ». À moi de faire le calcul entre mon salaire, mes revenus financiers, locatifs… Un jeune qui gagnerait 800€ sur une année en babysitting verserait par exemple 8 à 16€ au denier cette annéelà… Chacun est invité à participer selon ses ressources à la vie de sa famille, l’Eglise.

Abbé Dedieu, Curé

02 Déc 2016